Pourquoi la convergence IT/OT est inévitable
Les systèmes industriels — SCADA, automates programmables, capteurs IoT — sont de plus en plus connectés aux réseaux d'entreprise. Cette convergence crée une opportunité réelle : visibilité accrue sur les opérations, maintenance prédictive, intégration des données de production dans les systèmes d'information. Mais elle crée aussi une surface d'attaque étendue.
En 2026, ignorer cette réalité n'est plus une option pour les entreprises manufacturières, biotech et agroalimentaires. La question n'est plus si la convergence aura lieu — elle est déjà en cours.
Le défi #1 : deux cultures qui se parlent peu
Les équipes IT et OT ont des priorités fondamentalement opposées. L'IT veut des patches réguliers, la segmentation réseau, la visibilité sur les flux. L'OT veut la continuité opérationnelle, la stabilité des systèmes, et surtout : ne pas toucher ce qui fonctionne.
La solution passe par une gouvernance IT/OT commune : un comité mixte, des politiques adaptées aux contraintes opérationnelles, et des fenêtres de maintenance planifiées.
Le défi #2 : des protocoles industriels pas conçus pour IP
Modbus, Profinet, DNP3, BACnet — ces protocoles industriels n'ont pas été conçus en pensant à la sécurité. Ils ont été développés pour des environnements isolés, où la fiabilité primait sur la confidentialité. Les intégrer dans un réseau IP expose des vulnérabilités qui sont invisibles pour les outils de sécurité classiques.
La solution passe par des passerelles industrielles dédiées, un monitoring spécialisé (Claroty, Nozomi, Dragos) et une segmentation fine entre les zones IT et OT.
Le défi #3 : les incidents se propagent dans les deux sens
Un ransomware qui entre par le système d'information peut atteindre les automates si la segmentation est insuffisante. Les précédents sont documentés : Colonial Pipeline en 2021, Norsk Hydro en 2019, TRITON/TRISIS dans les systèmes de sécurité instrumentée.
L'approche BOTUM
Nous accompagnons la convergence IT/OT avec une méthodologie en 3 phases : audit de l'existant (cartographie complète des flux IT/OT), architecture de segmentation (zones DMZ industrielles, pare-feux OT), et monitoring continu avec une solution spécialisée (Claroty, Nozomi ou Dragos selon le contexte).
Résultat : une infrastructure convergée, sécurisée et opérationnelle — sans compromettre la continuité de production.
